dimanche 14 juin 2015

Réviser la séquence 1 : les personnages féminins, figures d'une émancipation ?



Pour vous replonger dans la séquence, commencez par relire les extraits proposés dans votre manuel pages 16-17. Gardez en tête quelques citations, aussi bien pour l'oral que pour l'écrit : ce n'est pas parce que l'objet d'étude Le Personnage de roman est tombé l'an dernier qu'il faut l'exclure pour cette année.

Reprenez ensuite La petite histoire littéraire des pages 18 à 20. Elle remet bien en place l'évolution. 

Enfin, travaillez texte par texte.
Relisez le premier. Essayez de repérer avant de relire la lecture analytique les points dont vous vous souvenez. Réfléchissez à la problématique de la séquence.
Relisez ensuite attentivement la lecture analytique. Plusieurs fois. Et entraînez-vous à bâtir des plans à partir des problématiques que je vous suggère ici. Le lendemain, reprenez le texte et recommencez à relever ce que vous avez retenu.



 La Princesse de Clèves.
Elle est dotée de toutes les qualités... mais elle est une femme.

Nous pouvons nous demander : 
- Quelle vision de la femme propose Mme de La Fayette à travers le personnage de Mme de Clèves ?

- Quelles sont les caractéristiques de la femme dans ce roman du XVIIème siècle ?

- Comment Mme de La Fayette suggère-t-elle que son héroïne ne pourra pas être heureuse ?






Madame Bovary

Le XVIIIème siècle laisse la place aux figures féminines romantiques.
Belles, intelligentes, libres comme Corinne de Mme de Stael (lire p. 38), elles sont des images idéalisées. Même si Flaubert déclare dans sa correspondance "On me croit épris du réel alors que je l'exècre", il présente dans son roman une femme banale qui cherche dans des aventures sentimentales à vivre une vie digne des héroïnes de ses romans de jeunesse.

Nous pouvons nous demander :
- Quel regard Flaubert porte-t-il sur son héroïne ?

- Comment Flaubert joue-t-il sur les codes romantiques et réalistes pour dépeindre Emma ?

- L'émancipation pour Emma est-elle possible au regard de ce texte ?





Le Vice-consul

Le personnage de la mendiante que nous étudions à travers le troisième extrait n'est pas le personnage éponyme du roman.
A l'exact opposé des héroïnes des siècles passées, elle incarne toutes les peurs des hommes.

Nous nous demanderons :
- Quelles métamorphoses Duras fait-elle subir au personnage féminin dans cet extrait ?

- Quelles sont les caractéristiques du personnage féminin dans cet extrait ?

- En quoi le personnage de la mendiante peut-elle être considérée comme émancipée ?


vendredi 12 juin 2015

Et les gagnants du concours de scénario seront...

...
révélés solennellement
vendredi 19 juin à 14h
au cinéma Le Sélect !

Je vous donne rendez-vous à 13h45 devant le lycée pour que nous y allions ensemble.

Une petite cérémonie est organisée par le Festival international du film, la Ville et le cinéma.
Les lauréats feront une lecture publique de leur scénario.
La projection d'un court-métrage sera aussi proposée.

Merci de confirmer dans la semaine votre venue.




Vous n'avez quand même pas cru que j'allais donner le nom des gagnants ?


samedi 6 juin 2015

La représentation de la guerre : des vases antiques aux mangas (1)

La représentation de la guerre a beaucoup évolué de l'Antiquité à nos jours.



Amphora phalanx Staatliche Antikensammlungen 1429.jpg
Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.
Ici, une amphore tyrrhénienne représentant la phalange : "une formation de lanciers lourdement armés conçue pour anéantir l'infanterie ennemie lors du choc" (définition Wikipedia). Les soldats sont magnifiés, leur posture révèle leur détermination et leur courage pour le corps à corps.
L'art antique célèbre les valeurs guerrières, dans la littérature comme dans la peinture. C'est le temps de l'épopée, de L'Iliade par exemple où les guerriers accèdent à une forme d'immortalité par leur courage et leur bravoure : on parle d'eux dans les livres. Homère reviendra sur cette louange dans l'Odyssée lorsqu'Ulysse, rencontrant l'âme des morts, entend la plainte d'Achille qui regrette sa vie et affirme qu'il aurait mieux aimé être un pauvre paysan sans fortune et sans gloire mais vivant plutôt qu'un glorieux guerrier mort.


Eugène Delacroix, Le Massacre de S cio (1824)

Eugène Delacroix - Le Massacre de Scio.jpg
Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.
Le point de vue adopté par Delacroix est celui des victimes : les Grecs ont été célébrés depuis la Renaissance dans les Lettres et les arts. Or, ici, ils sont soumis aux Ottomans, symbolisés par le cavalier à droite du tableau. Ici, rien d'héroïque chez les Grecs. Au contraire, ils sont affaiblis, dénudés, au sol, dans des postures qui suggèrent leur faiblesse ou leur mort. Nous remarquons la part importante des femmes et des enfants qui renforce le caractère pathétique des victimes (on se rapellera que dans la scène 19, la scène de l'incendie du bus, Nawal précise que le bus était rempli de femmes, d'enfants, de vieux). A l'arrière-plan, la même scène semble se reproduire.










vendredi 5 juin 2015

Mettre en scène Incendies

Pour préparer notre travail sur la mise en scène de la pièce, je vous invite à regarder les vidéos et photographies suivantes.

- Pour commencer des extraits de la mise en scène de Wajdi Mouawad, La Compagnie des Indes, 2009 :





- Puis la mise en scène de Stanislas Nordey, Genève, 2008 :




dimanche 31 mai 2015

Séance de rattrapage

En raison des perturbations survenues la semaine dernière, je vous propose une séance de rattrapage.

Nous avons fait connaissance avec Wajdi Mouawad grâce à une conférence de presse accordée le 6 juillet 2009 :




Je vous invite aussi à découvrir son site français et une interview très intéressante du Monde intitulée"Enfant dans la guerre, exilé sans frontières".

Et enfin, une courte vidéo de Stanislas Nordey qui a mis en scène Incendies (nous en reparlerons).





mardi 26 mai 2015

La liste !

Je dépose aujourd'hui vos listes au Proviseur pour qu'il les signe.
En attendant, vous pouvez trouver la première partie ici et la fin ici.
Prenez le temps de les lire attentivement pour vous assurer qu'il ne vous manque rien.